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LÉON STYNEN (1899-1990)

testament architectural

On appelle parfois le complexe de bâtiments deSingel 'le testament de Léon Stynen', , 'le résumé le plus complet de son œuvre'.
Pour situer correctement ce bâtiment, il faut le replacer dans le contexte du projet urbanistique que Stynen a dessiné pour le Wezenberg, un plan d'urbanisme qui n'a été exécuté qu'en partie.
Les quelques bâtiments que Stynen a réalisé en cet endroit - l'ancien immeuble BP (maintenant AXA), l'ancien Crest Hotel (maintenant Crowne Plaza) et le complexe de bâtiments deSingel - permettent de se faire une idée de la conception qu'avait Stynen de la nouvelle ville verte, si du moins on oublie les artères qui traversent à présent le paysage.

Esquisse de deSingel par Léon Stynen  
Léon Stynen
"Stynen considérait le bâtiment comme un centre culturel entouré d'immeubles de bureaux et à appartements dans une zone verte protégée par des collines."
(Geert Bekaert dans 'Léon Stynen, een architect', éd. deSingel, 1990).

Conservatoire Royal Flamand de Musique, Radio 2 et deSingel: 3 phases

Le projet de Léon Stynen pour le Conservatoire Royal Flamand de Musique et Radio 2 a été réalisé en 3 phases entre 1968 et 1987.

  • Phase 1: La construction basse, en forme de 8 incomplet, 1968.
  • Phase 2: Les deux salles et Radio 2, 1980.
  • Phase 3: Une extension pour le Conservatoire et le foyer du public de deSingel, 1987.

deSingel centre d'art international

En 1980, le complexe de bâtiment a enfin reçu sa destination finale. Comme les salles étaient prêtes, un essor important pouvait être donné à la vie culturelle. Les salles ne devaient en effet pas seulement servir de locaux d'exercices et de classes publiques mais aussi être louées pour des événements culturels. Cela a abouti à la création de l'asbl deSingel en 1982. A partir de 1983, deSingel a opté ouvertement pour un programme artistique propre. C'est ainsi que le centre d'art international a commencé à se profiler.

Un grand complexe culturel

projet de base

maquette de Léon Stynen

En 1958, le Ministère des Travaux Publics a confié à Léon Stynen la tâche officielle de concevoir un ambitieux complexe de bâtiments. Il devait répondre aux besoins actuels et futurs du Conservatoire Royal Flamand. La ville d'Anvers a mis le terrain du Wezenberg à disposition. C'était un endroit approprié, assez grand, non loti, facile d'accès et protégé par quelques vertes collines. L'eau des vieux fossés faisait de ce terrain un havre de calme et de repos ( Photo: Collectie Architectuurarchief Provincie Antwerpen ).

Dans ses premiers dessins déjà, Stynen a tiré son avantage de cet emplacement exceptionnel. Il a groupé les locaux de cours autour de deux grands jardins intérieurs sur un seul niveau. Ce niveau - 2,50 mètres au dessus du niveau de la rue - reposait sur des piliers afin de garder le rez-de-chaussée libre et de préserver le jeu de perspectives de l'architecture en combinaison avec le paysage.

Stynen a conçu deux salles, une salle de concert pour mille personnes et une salle de théâtre pour sept cent cinquante spectateurs. Ces salles étaient, avec la bibliothèque et la salle de lecture, l'élément dominant de la composition. Les couloirs autour des salles offraient une vue imprenable sur la surface de l'eau des vieux fossés. Le tout serait, pour ainsi dire, encerclé par les collines et on n'entendrait que le bruit du vent et des oiseaux.

le déblayage du Wezenberg
Le déblayage du Wezenberg
  le chantier pendant la Phase 1
Le chantier pendant la Phase 1 (Photo: Collectie Architectuurarchief Provincie Antwerpen)

obstacles

Ce premier projet de base a été menacé de différents côtés. Stynen a pu résister à certaines attaques, mais pas à d'autres.

1 ou 2 salles?

Le département des Beaux Arts du Ministère a refusé la construction de deux salles: il voulait une seule salle polyvalente. Stynen a cependant su convaincre les ministres de l'impossibilité de construire une bonne salle de concert qui soit en même temps une salle de théâtre. deSingel lui en est encore toujours reconnaissant.

une école "standard"?

Le Ministère des Travaux Publics a voulu obliger Stynen à appliquer les réglementations en vigueur pour la construction de locaux d'écoles. Stynen a protesté. Un conservatoire ne pouvait (et ne peut toujours) en aucun cas être comparé à une école habituelle. Cette divergence d'opinions a par exemple donné lieu à des mois de discussions sur la largeur des couloirs et la hauteur des classes. Stynen voulait pleinement tenir compte du caractère spécifique de l'enseignement musical. Les étudiants du conservatoire, parfois chargés de leur instrument, emprunteraient souvent les couloirs pour aller d'un cours de pratique à l'autre. La hauteur des locaux d'un conservatoire ne devait pas seulement être décidée sur base des règles d'aération, mais devait aussi répondre aux exigences de l'acoustique.

carrefour routier

L'autoroute E3, précédemment prévue à une distance de trois kilomètres du sud de la ville, a été déplacée aux environs immédiats du bâtiment, ce qui a provoqué le sacrifice de toutes les pièces d'eau, avec leur fonction isolante et architectonique. Stynen a su sauver une trentaine de mètre supplémentaires, mais pas pour longtemps. Six mois plus tard, on a appris qu'une voie ferrée allait être construite entre le bâtiment et l'autoroute E3, ce qui a entraîné la disparition d'une des collines, qui faisait encore écran entre le bâtiment et l'autoroute.

piscine

La ville d'Anvers a décidé d'aménager une piscine sur la partie du terrain située au pied de la dernière colline subsistante. Cette colline, réduite à la moitié de sa taille originale, a finalement été conservée comme écran minimal entre les deux bâtiments.

Phase 1: Le Conservatoire (1964-1968)

concerts dans le hall en gradins
Concerts dans le hall en gradins
oasis de repos
Oasis de repos

C'est en 1964 qu'a été posée la première pierre des nouveaux locaux qui ont été utilisés pour la première fois début 1968.
Cette première phase comprend:

  • des locaux administratifs
  • des classes
  • des studios

forme en huit transparente et classes avec isolement acoustique

Le tout a une forme en huit et s'organise autour de deux jardins intérieurs.
Le rez-de-chaussée du bâtiment a été gardé libre autant que possible afin de créer de larges perspectives de tous côtés.

Un large escalier en pente très douce mène au niveau plus 2,80 m où sont situés les locaux de classe et où viendront plus tard la salle de concert et la salle de théâtre. Ces locaux de classe sont répartis sur le premier étage et ne sont disposés que d'un seul côté des larges couloirs. On obtient ainsi une promenade avec vue sur toutes les parties du Conservatoire et sur les deux jardins intérieurs.
La séparation entre les classes et les couloirs est le plus souvent double avec parois acoustiques ou armoires murales. Les murs entre les classes sont isolés acoustiquement.

L'architecte a pu réaliser des classes aux plafonds très hauts qui surplombent les couloirs. Il s'est servi de cette surélévation comme source supplémentaire de lumière naturelle. Là où la chose était possible, des parois de verre ont été construites entre les couloirs et les locaux. Tout cela renforce l'aspect transparent du bâtiment. C'est surtout le soir qu'on s'en aperçoit, lorsque s'allume l'éclairage intérieur qui est construit sur un mode uniforme.

Phase 2: deSingel et Radio 2 Antwerpen (1973-1980)

Pose de la première pierre de la phase 2 le 16/11/1973 par le ministre Chabert, le gouverneur Kinsbergen et le directeur Traey
visite de travail du ministre Van Elslande
visite de travail du ministre Van Elslande
Pose de la première pierre de la phase 2 le 16/11/1973 par le ministre Chabert, le gouverneur Kinsbergen et le directeur Traey

La deuxième phase, qui comprenait la salle de concert, la salle de théâtre et la bibliothèque, s'est faite attendre. Ce n'est qu'en 1973, après que le gouverneur Kinsbergen ait proposé d'installer BRT 2 dans ce complexe de bâtiments, que les travaux ont repris.

Radio 2

Pour Radio 2, l'infrastructure suivante était prévue dans le bâtiment:

  • trois studios d'enregistrement et de diffusion, dont un accessible au public
  • des bureaux pour l'administration et la rédaction
  • une cuisine/cantine pour le personnel

La réalisation de ces studios juste à côté de la voie ferrée et de l'autoroute offre un bon exemple du génie de la technique. Les studios ont été construits sur les fondations en veillant à ce qu'ils ne souffrent pas des vibrations. Les enregistrements et émissions peuvent s'y dérouler sans gêne aucune.

deSingel

La faillite du premier entrepreneur durant la construction de la seconde phase a de nouveau ralenti l'achèvement des travaux. deSingel a tout de même été inauguré solennellement le 4 novembre 1980. Le couple royal était présent lors de la mise en service de:

  • la Salle Rouge (Rode Zaal)
  • la Salle Bleue (Blauwe Zaal)
  • la Petite Salle (Kleine Zaal)
  • un foyer-espace d'expositions

Ainsi se réalisait un vieux rêve de Peter Benoit: l'institution pédagogique du conservatoire disposait maintenant d'un complexe de salles où non seulement les étudiants, mais aussi toute la population, auraient l'occasion de participer à la vie musicale et théâtrale internationale.

On avait prévu deux salles, mais aucun espace pour en organiser l'exploitation. C'est pourquoi des bureaux ont été construits en 1984 pour deSingel sous l'aile sud de la première phase. Cette intervention a de nouveau porté atteinte au concept de base de Léon Stynen, puisqu'une partie de la transparence et de l'ouverture de l'architecture était perdue.

bibliothèque du conservatoire

Pour le conservatoire, la deuxième phase comprenait la tour de la bibliothèque. Elle est située au-dessus de la salle de concert et contient:

  • la bibliothèque en elle-même
  • un espace pour le stockage des livres
  • des ateliers de reliure et d'imprimerie

Phase 3: extension du Conservatoire et foyer du public de deSingel (1986-1987)

Les premiers projets pour la troisième phase de construction ont été dessinés en 1975 par l'architecte Paul De Meyer, ancien assistant de Léon Stynen. L'implantation de la troisième phase a posé des problèmes tant esthétiques qu'architecturaux aux concepteurs, à savoir le bureau d'architectes De Meyer et le Fonds des Bâtiments Scolaires de l'Etat. L'espace à bâtir était jugé insuffisant que pour ajouter une nouvelle construction sous la forme d'une annexe. L'option choisie a été d'adapter une aile existante, de la surélever et la relier à une extension vers la Desguinlei. Etant donné que les fondations du bâtiment existant n'étaient pas prévues pour supporter un étage supplémentaire, il a été décidé de construire un nouveau bâtiment qui engloberait l'aile existante. Cela exigeait une construction volumineuse qui a englouti une partie de la forme originale du bâtiment. La troisième phase donne donc une impression massive. Malgré des caractéristiques formelles semblables sur le plan de la rythmique du bâtiment, cette phase s'éloigne fortement du concept d'ouverture et de transparence de Stynen.

La troisième phase comprend:

  • la Salle Noire (Zwarte Zaal)
  • un foyer-cantine avec cent trente places
  • de grands locaux pour la percussion
  • des classes et des studios de répétition individuelle
  • des ateliers pour l'électricité et la menuiserie
  • un foyer pour septante personnes, lié à la Salle Rouge

STÉPHANE BEEL (°1955)

Besoin d'espace

Depuis le projet de 1958, les activités du Conservatoire Royal Flamand et de deSingel ont fortement évolué. De plus, de nouveaux utilisateurs ont fait leur entrée dans le bâtiment.

Conservatoire

enseignement à temps plein et davantage de formations

L'enseignement des arts, qui était encore parfois prodigué à temps partiel, est passé exclusivement à temps plein. De nouvelles formations, une section jazz et une classe d'opéra ont été mises sur pied.

enseignement individuel et en groupe

Le Conservatoire est constamment à la recherche d'un équilibre dans son programme de cours. Les cours théoriques qui sont donnés à de plus gros groupes demandent des locaux plus grands, l'enseignement artistique individuel exige des locaux de répétition plus petits pour les cours de pratique et les exercices.

salle de théâtre, de musique et de danse sur mesure pour les étudiants: Salle Noire, Salle Jaune et Salle Blanche (Zwarte Zaal, Gele Zaal, Witte Zaal)

Les Salles Rouge et Bleue sont trop grandes que pour être utilisées comme locaux de cours. Le Conservatoire ne s'en sert que lors de grands événements comme les semaines à projet et les journées portes ouvertes. De plus, ces salles sont la plupart du temps utilisées par deSingel.
La Salle Noire, construite en 1987, a pu en partie résoudre ce problème. Cette salle sert de local de classe de théâtre. Les examens publics de théâtre et de déclamation y ont lieu.
Une nouvelle salle de musique disposant d'une grande scène est nécessaire aux cours d'orchestre harmonique et symphonique, à la classe de chœur et aux classes d'opéra. Cette Salle Jaune sera le lieu idéal pour les examens publics et les concerts d'étudiants.
Les formations en théâtre et en danse - qui avaient lieu jusque là respectivement au centre d'Anvers et à Lier - se dérouleront entièrement à deSingel dans un avenir proche. Ce changement n'est pas seulement le résultat d'une rationalisation de l'infrastructure et des frais étatiques.
D'un point de vue artistique et pédagogique surtout, ce rassemblement doit mener à des rencontres intéressantes entre les professionnels et les étudiants des différentes disciplines. Des studios de danse et des locaux pour les cours et les exercices d'art dramatique sont prévus dans le plan directeur. Il y aura aussi une nouvelle salle - la Salle Blanche - où les étudiants en théâtre et en danse pourront se confronter au public.

deSingel

espace de répétition

deSingel, qui est devenu depuis sa création une plateforme internationale d'art contemporain en Flandre, ne fait pas que présenter de l'art. Les artistes peuvent aussi y travailler. Cette évolution a fait naître un grand besoin en espaces de répétition, tant pour les orchestres et les chœurs que pour les compagnies de théâtre et de danse.

expositions

Les expositions dans les couloirs gênent la circulation du public et le service pendant les pauses. Le caractère spécifique des couloirs est un défi pour les architectes mais il entraîne de grands frais et rend difficile le déplacement des expositions. Un hall d'exposition spécifique pourrait résoudre ces problèmes.

grande scène

Pour les grandes représentations, la scène de la Salle Rouge était trop petite. Un espace libre de 15 x 15 mètres derrière l'ouverture de scène est une exigence standard pour les compagnies que deSingel veut inviter. Depuis les travaux d'aménagement de la phase 4.1, deSingel dispose d'une scène d'une profondeur de 21 mètres.

café-restaurant

Un grand café-restaurant, qui servirait de lieu de rencontre pour le public, fait actuellement défaut.

Préambule d'un plan directeur

les portes comme échos positifs

les portes de Stéphane Beel - © Jan Kempenaers

En 1989, consécutivement à une exposition sur son œuvre ('Œuvres récentes'), deSingel a confié à l'architecte Stéphane Beel (°1955) la tâche de concevoir un nouvel ensemble de portes délimitant et donnant accès aux couloirs (espace d'exposition) et aux salles.
La revue Forum a décrit le projet en ces termes : "La fonction de signal des murs extérieurs du bâtiment avec ses ouvertures plastiques est reprise dans les nouvelles portes : les ouvertures deviennent des panneaux pleins. Les ouvertures et leurs échos positifs de même forme sont placés en vis-à-vis. Un lien est créé entre les deux accès. Les ouvertures de la façade semblent projetées sur le verre des portes. Un élément existant est repris et transformé en nouvel élément autonome". (Forum, 83 (3), 3)

exposition Léon Stynen

En dehors de son travail sur les portes, Stéphane Beel a aussi aidé à donner forme à l'exposition sur Léon Stynen. Ici aussi, il a prouvé qu'il comprenait très bien l'architecte Léon Stynen en général et le bâtiment de deSingel en particulier. Il n'a pas seulement installé l'exposition dans les couloirs de deSingel - entre-temps devenus des espaces d'exposition traditionnels -, mais aussi dans les couloirs et les classes du Conservatoire et il a réarrangé le vestiaire de manière à ce qu'il offre une vue exceptionnelle sur le bâtiment et les deux jardins intérieurs. Le parcours permettait aussi d'admirer deux autres réalisations importantes de Stynen dans les environs immédiats de deSingel.

relation de confiance pour les petits et les grands travaux

classe de Jos van Immerseel - © Jan Kempenaers

Depuis, deSingel a établi une relation de confiance avec Stéphane Beel. On a fait appel à lui pour les petits et les grands travaux. Ainsi, il a dessiné des guichets pour la vente des programmes (1990) et il a rénové la salle de réunion du Conservatoire (1993). Il a livré une remarquable traduction architecturale des exigences acoustiques - posées notamment par le virtuose du clavier Jos van Immerseel et l'acousticien Johan De Laere - lors de la transformation d'une classe du conservatoire (local 138) en local de clavecin (1998) et on a fait appel à lui pour la rénovation et l'amélioration des classes du Conservatoire dans la construction basse.

Campus artistique

plan directeur

En 1992, les trois utilisateurs du bâtiment de l'époque - deSingel, le Conservatoire, Radio 2 - ont décidé, pour répondre à l'évolution de leurs activités, de grouper leurs besoins en infrastructures. La réalisation de certains espaces pour les uns pouvait en effet empêcher une extension nécessaire aux autres. Ainsi est née l'idée d'un plan d'infrastructure global. Le programme de construction visait à compléter le bâtiment en l'équipant pour toutes les facettes du travail artistique: former les artistes, leur permettre de travailler et présenter leurs œuvres. En résumé : Apprendre - Réaliser - Montrer!

étude de faisabilité

Stéphane Beel s'est avéré être l'architecte par excellence pour examiner la question. En mars 1995, Hugo Weckx, ministre flamand de la culture, a chargé officiellement Stéphane Beel de l'étude de faisabilité du projet d'infrastructure. Différentes points entraient en ligne de compte: comment réconcilier le vaste programme de construction avec le terrain et l'architecture de Léon Stynen, les coûts qu'occasionnerait la réalisation. Stéphane Beel a étudié d'un œil critique le bâtiment, son environnement et le nouveau programme de construction.

projet

esquisse de l'intérieur de la nouvelle construction phase 4.2 © Stéphane Beel Architecten

En septembre 1995, Stéphane Beel a présenté son projet de volumes aux utilisateurs. Ceux-ci ont immédiatement réagi de manière enthousiaste. Au cours des six mois qui suivent, le projet a été approfondi pour arriver à un plan directeur approuvé en 1996.

Le projet est de grande qualité. Malgré l'ampleur de l'intervention (seize mille mètre carrés), les limites du terrain à bâtir et la variété des besoins en infrastructure, Beel n'a prévu que deux lieux de construction qui, de par leur emplacement, ne gênent presque pas les activités quotidiennes qui doivent pouvoir se poursuivre sans dérangement pendant les travaux.

Du point de vue des volumes, le projet peut être divisé en trois parties:

1. une construction basse derrière la Salle Rouge et la Salle Bleue
2. une construction basse à hauteur de la berme d'autoroute
3. un immeuble à étages le long de l'allée Jan Van Rijswijck.

Ces volumes s'intègrent parfaitement dans l'environnement architectural et urbanistique fortement déterminé par Stynen.

Phase 4.1 (1999-2000)

Une première phase du plan directeur, à savoir la construction basse derrière la Salle Rouge et la Salle Bleue (dimensions 7 x 40 mètres avec trois étages) a entre-temps été réalisée (coût € 4.000.000).
L'augmentation de la profondeur de la scène de la Salle Rouge de 14 à 21 mètres solutionnait un problème urgent. Grâce à la construction d'un espace de chargement et de déchargement au niveau des scènes des Salles Rouge et Bleue et l'installation d'un pont qui traverse le jardin intérieur et permet la circulation au niveau 1, le transport du matériel pour la Salle Bleue ne doit plus passer par le foyer des artistes. Ce foyer a été agrandi, bénéficie maintenant de la lumière du jour et permet l'accès au jardin intérieur via une terrasse.
Pour le Conservatoire, deux bureaux supplémentaires ont été prévus, l'accueil a été transformé, on a construit une nouvelle classe et on a réalisé un ascenseur pour faciliter le déplacement des instruments.

foyer des artistes © Jan Kempenaers
Foyer des artistes
couloir entre deSingel et le Conservatoire - © Jan Kempenaers
Couloir entre deSingel et le Conservatoire

Phase 4.2: commande de la réalisation

En juin 2002, le ministre de la culture Bert Anciaux a confié à Stéphane Beel la tâche de réaliser la seconde phase du projet. En octobre 2002, la Haute Ecole d'Anvers s'est jointe à la demande. Le budget total pour la réalisation de la phase 4.2 est de 25 millions d'euros.

Depuis le 1er mai 2003, Beel travaille au projet définitif. Les travaux sont programmés de 2007 à 2010. La saison 2010-2011 devrait commencer dans le bâtiment agrandi.

esquisse Stéphane Beel Architecten phase 4.2 esquisse Stéphane Beel Architecten phase 4.2

Pour deSingel, le programme de construction comprend:

  • un espace d'exposition
  • un bar (qui sert aussi de buvette pour la pause à la Salle Bleue et d'espace de réception)
  • un café-restaurant
  • une librairie spécialisée multimédia
  • un atelier pour les arts de la scène
  • des espaces de répétition pour la danse et les ensembles
  • des bureaux pour l'Institut Flamand d'Architecture
  • des locaux auxiliaires (loges, débarras, ateliers)

Pour le Conservatoire (département D de la Haute Ecole d'Anvers), le programme de construction comprend:

  • la Salle Jaune (pour les répétitions d'orchestres et les concerts d'étudiants)
  • un local de cours de musique, 3 studios d'exercice
  • la Salle Blanche (pour les cours et les représentations de théâtre et de danse)
  • 6 locaux pour les cours et les exercices d'art dramatique
  • 5 studios d'exercice pour la danse
  • des locaux auxiliaires (loges, débarras, bureaux)